Journée Nationale – Pour une alimentation de proximité reconnue

Vendredi 30 novembre 2018 sau Sénat

3ème édition de la Journée nationale des Marchés de gros de France

« Les Marchés de gros, premières plateformes françaises d’approvisionnement en produits locaux »

La Journée nationale des Marchés de gros a été sans conteste un des rendez-vous majeurs de l’année 2018 pour notre Fédération, avec à la clé, la signature d’une charte d’engagement « pour une alimentation de proximité reconnue » sous l’égide de M. Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Le thème de cette journée d’échanges et de travail portait sur « Les Marchés de gros, premières plateformes françaises d’approvisionnement en produits locaux » et a donné lieu à des échanges riches, au fil de 3 tables rondes que nous résumons ici, en partageant les grandes lignes des interventions des uns et des autres.

Sophie Primas, Sénatrice des Yvelines, présidente de la Commission des Affaires Économiques du Sénat a ouvert cette 3ème édition en rappelant que cette journée se déroulait au Palais du Luxembourg, qui est la Maison des territoires, à l’image des marchés de gros qui représentent la diversité des territoires. Les chiffres traduisent l’importance économique des marchés de gros : plus de 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires, près de 5 millions de tonnes de produits commercialisés, 25 000 emplois directs. Ils ont été créés par l’Etat français en 1950 pour pourvoir à l’alimentation des territoires et sont aujourd’hui au cœur des défis alimentaires. La sénatrice a insisté sur la nécessité de structurer les filières, au profit d’un approvisionnement plus local, répondant aux nouvelles attentes des consommateurs, aux contraintes environnementales et aux besoins des producteurs de créer de la valeur. C’est pourquoi nous devons nous féliciter de l’adoption, aujourd’hui, de la Charte d’engagement entre les organisations agricoles, le commerce de proximité, le commerce de gros, la restauration collective et les marchés de gros.

Jean-Jacques Bolzan, Président de la Fédération des Marchés de Gros de France et adjoint au maire de Toulouse a ouvert les travaux, sur le thème de la journée : Les Marchés de Gros, premières plateformes françaises d’approvisionnement en produits locaux. Avec 4,7 millions de tonnes de produits frais, distribués chaque année, au service des 45 millions de consommateurs approvisionnés quotidiennement, les marchés de gros sont en effet les acteurs majeurs de l’alimentation locale et diversifiée. Marchés de plein vent, restauration collective, restauration commerciale, commerce de proximité… les marchés de gros sont aussi un écosystème alimentaire, la « centrale d’achat des commerces de proximité ». Au sein des marchés de gros, des carreaux de producteurs se retrouvent pour commercialiser leurs productions, tant auprès des grossistes que des détaillants. Des pôles de transformation de produits locaux, comme à Montpellier, se mettent en place. À Grenoble, Rungis ou Toulouse, des « cash fermiers » ont fait leur apparition autour des produits locaux commercialisés par un grossiste ou par groupement de producteurs. L’alliance métropole-ruralité est une bataille qui ne se gagne pas seul et nous ressentons le besoin d’avancer collectivement. C’est l’objectif de la Charte d’engagement pour une alimentation de proximité reconnue, sous l’égide de Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, convention signée par la FMGF, les Jeunes Agriculteurs, la CGAD, la CGI, la FNSEA et Restau’Co, qui crée des synergies entre les acteurs de l’amont et de l’aval.

Stéphane Layani, Président du Marché International de Rungis, premier marché de gros au monde de produits frais s’est réjoui de cet accord entre toutes les filières, de la fourche à la fourchette. C’est le consommateur qui décide de ce qu’il mange. Mais ce chaînon, que sont les marchés de gros, entre les producteurs et les consommateurs, est indispensable pour orienter le marketing produit des agriculteurs. Il faut sortir du dialogue univoque entre la grande distribution et les agriculteurs. Et les marchés de gros sont justement une alternative. Ils ne cherchent pas des remises et des marges arrière, ils misent sur la qualité des produits. Ce ne sont pas de simples intermédiaires, ce sont de véritables créateurs de valeur.

Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a souligné en préambule de cette 3ème édition, combien les marchés de gros sont importants dans l’activité économique et dans l’activité sociale du pays. Il s’est dit heureux de la signature de cette Charte d’engagement pour une alimentation de proximité. Les marchés de gros, les MIN, les marchés de proximité sont présents sur tout le territoire et approvisionnent les Françaises et les Français en nourriture de qualité. La valorisation des terroirs, des productions, le fait de pouvoir les regrouper et les vendre à proximité, y compris en termes de coût carbone, est un avantage considérable. L’avenir est à la relocalisation de l’agriculture française et de tout le système de production. Toutes les formes d’agriculture, toutes les formes économiques doivent y avoir leur place, avec une valeur ajoutée mieux répartie. Les marchés de gros contribuent grandement à cet équilibre.

La 1ère table ronde, présidée par Frédéric Descrozaille, Député du Val-de-Marne, avait pour thème : Les marchés de gros, modèle créateur de valeur, du producteur au consommateur. Les marchés de gros sont un maillon essentiel entre les producteurs agricoles et le commerce de proximité. Pour Jacques Mathé, économiste au réseau CERFRANCE, professeur associé à la Faculté des Sciences Économiques de l’Université de Poitiers, spécialiste des circuits courts et du lien entre l’agriculture et les marchés alimentaires, la question qui se pose est la suivante : les marchés de gros sont-ils légitimes dans la demande d’une consommation en circuits courts ? La réponse est oui, car les MIN sont les meilleurs experts de l’agrégation des produits frais et locaux, avec un taux de perte beaucoup plus bas que n’importe quel autre circuit. La grande distribution, elle, achète un certain tonnage et ne va pas au-delà. Les MIN, au contraire, ont des milliers de clients, et sont capables non seulement de prendre ce surplus, mais de l’écouler. L’autre élément essentiel, c’est la capacité des marchés en termes de logistique. Ceux-ci sont bien répartis sur le territoire, donc à proximité des consommateurs finaux, ce qui va permettre aux marchés de gros de s’inscrire plus facilement dans la logistique du dernier kilomètre. Le potentiel de valorisation des marchés de gros est immense. Les consommateurs sont en quête d’un approvisionnement avec du sens, avec des connaissances du produit, de sa provenance. Il y a donc un enjeu important d’informations à leur fournir, pour les faire rêver, faire émerger la valeur immatérielle du produit, qui vont guider son choix et décupler son plaisir. Christian Berthe, Président du marché de Lyon Corbas, Président de l’UNCGFL représentant de la CGI, rappelle que la raison première des marchés de gros était de commercialiser la production locale et créer de la valeur pour les producteurs.  Il explique comment les marchés de gros permettent d’autoréguler à 85% l’écoulement de la production par la confrontation de l’offre et de la demande. Les 15% restants sont pour moitié dus aux aléas climatiques. Fournisseur des commerces de proximité, des marchés de plein vent et des restaurateurs engagés dans la qualité, les marchés de gros sont des « ré-énergisants » des centre villes, car ils contribuent à leur animation sociale et commerciale.  « La vente de gré à gré, c’est extraordinaire » a témoigné Maxime Lafranceschina, Meilleur Ouvrier de France et primeur en Isère. Plus que des fournisseurs, les marchés sont des partenaires sans lesquels il ne pourrait proposer pareille sélection. Dans un rayon de 150 km autour des marchés de gros, on trouve toute la richesse et la diversité dont on a besoin. Et quand il n’y a pas de marché de gros, l’offre est beaucoup plus pauvre, elle n’est pas sourcée ; dans ce cas, les producteurs, agriculteurs n’ont pas d’autre alternative que ce passer sous les fourches caudines de la grande distribution.

Christelle Teyssèdre, également primeur, administrateur de la CGAD et Présidente de Saveurs et Commerce, confirme cette analyse en livrant quelques chiffres d’une étude commandée par la CGAD sur les Français et leurs commerces de proximité : 90% des personnes interrogées sont très heureuses d’avoir un commerce de proximité et en voudraient davantage encore. Dans le commerce de proximité, les Français trouvent un lien social pour 87% d’entre eux. Ils y trouvent de la qualité pour 85% d’entre eux. Les commerces existent grâce aux marchés de gros qui leur permettent de trouver cette qualité, localement. Une vision partagée par Samuel Vandaele, secrétaire général de Jeunes Agriculteurs qui insiste sur le besoin du commerce de proximité de « mettre en scène » et « raconter » les produits. Dans ce système de commercialisation, les agriculteurs ont besoin des marchés de gros pour créer cette valeur ajoutée, et faciliter les transactions. Car sur un même site, les producteurs rencontrent des milliers d’acheteurs, qui doivent répondre aux évolutions alimentaires des consommateurs, en apportant un juste prix aux détaillants et aux consommateurs.

Pour Frédéric Descrozaille, la logistique est un défi que savent relever les grossistes, particulièrement sur les grands bassins urbains. Il faut le faire savoir, ouvrir les portes des marchés, promouvoir ces compétences, tous ces métiers qui font le lien entre la production et le commerce de détail. Stéphane Layani conclut cette première table ronde, insistant sur l’importance de ramener le bonheur dans les assiettes. Ce qui compte, c’est de travailler la qualité. Revenir aux fondamentaux. Et la base, c’est le consommateur qui achète. Le succès vient en travaillant la qualité, en étant capable de raconter l’histoire des produits et garantir leur traçabilité. Ce sont là des facteurs essentiels pour créer de la valeur.

La deuxième table ronde, présidée par Catherine Dumas, Sénatrice de Paris, avait pour thème : Des stratégies d’alliance avec les filières pour répondre aux attentes du consommateur.

Bertrand Oudin, Président de Blézat Consulting brosse les attentes du consommateur, à travers une étude de la CGI ET CGAD filière alimentaire. Le lien entre alimentation et santé est aujourd’hui bien ancré dans les esprits et la demande de naturalité de plus en plus forte. La part des produits bio montent petit à petit mais reste encore marginale   dans la consommation nationale. Parallèlement, la tendance de la consommation de produits carnés baisse. L’autre grand facteur, c’est la recherche de proximité : la proximité géographique et la proximité relationnelle. Le consommateur a besoin d’être rassuré, d’identifier un lieu, un producteur. Enfin, la proximité est également reliée à la question du développement durable et aux problématiques de logistique.  C’est un point central dans l’alimentation de demain, qui a des incidences sur les coûts, mais aussi sur le développement durable. Les marchés de gros qui sont des experts en logistique ont une part importante de la réponse, de même que les filières, sollicités par les pouvoirs publics dans le cadre de la loi EGalim pour répondre à ces mutations.

Hugues Pouzin, directeur général de la CGI, souligne le rôle des marchés de gros dans la construction de ces alliances entre filières. Les Marchés sont des agrégateurs de compétences. En marketing, on parle de stewardship de filières, qui font remonter les tendances à la production. Parce que derrière, les marchés de gros savent comment orienter les produits sur tels ou tels réseaux de distribution, ou tels et tels acheteurs professionnels. Emmanuel Bonnefond, représentant des producteurs du carreau du MIN de Montpellier, qui produit 80 000 salades par semaine, témoigne du dynamisme de l’association qui regroupe et fédère une centaine d’exploitations de tailles différentes – et beaucoup plus en été – ce qui fait la richesse et la diversité des produits sur les marchés. Il se réjouit du projet de la ville de Montpellier d’installer sa cuisine centrale au cœur du marché pour fournir la restauration collective (crèches, écoles, collèges, hôpitaux…) en produits locaux. 

Claude Maret, président des Fromagers de France se réjouit de voir son activité continuer sa progression. Le syndicat des crémiers et fromagers, dont l’effectif est passé de 2 800 à 3 100 en cinq ans, vient de rejoindre la filière Lait, afin de renforcer les synergies. Claude Maret insiste sur les efforts à faire en matière de formation et d’attractivité des métiers de l’alimentation de détail. Il rappelle son souhait de voir les fromagers s’installer sur les Marchés de gros de province.

Créée en novembre 2001, l’Agence Bio est la plateforme nationale d’information et d’actions qui s’inscrit dans une dynamique de développement, de promotion et de structuration de l’agriculture biologique française. Florent Guhl, son directeur, se félicite du succès du bio qui ne se dément pas. Parmi les missions de l’établissement public, en lien direct avec la thématique de la table ronde, le soutien direct à des projets de développement filières 100% françaises, depuis le champ jusqu’au magasin. L’agence bio s’est battue pour démocratiser le bio.  Mais attention, le bio pour tous ne veut pas dire le moins cher possible. Le bio ne doit pas se banaliser et devenir un produit de grande consommation. Et de rappeler que la santé est la 1ère motivation des Français pour consommer bio. Pour Laurent Grandin, grossiste à Rungis et Président d’INTERFEL, l’interprofession des fruits et légumes avec ses 14 familles de l’amont à l’aval, y compris des associations de consommateurs, est bien la preuve qu’il est possible de traiter collectivement un certain nombre de sujets et de faire fonctionner l’ensemble de la filière. INTERFEL a par ailleurs décidé de créer des comités régionaux interprofessionnels pour répondre aux attentes sociétales, aux attentes de la profession et des pouvoirs publics en régions. Suite à la loi Egalim, il a été demandé à l’interprofession d’élaborer des plans de filières. Toute décision doit cependant s’appuyer sur la profession, car les mesures prises sans concertation au sein d’une interprofession sont vouées à l’échec. L’implication de nos filières professionnelles est la meilleure chance de répondre avec succès aux attentes des consommateurs et de la société tout entière.

La 3ème table ronde, présidée par Monique Limon, Députée de l’Isère, avait pour thème Les enjeux d’un approvisionnement local autour de projets de territoires interrégionaux ou métropolitains. Premier intervenant, Marc Nielsen, Chargé de mission Terres en Villes fait part d’une étude menée par ce réseau de collectivités territoriales et de chambres d’agriculture sur les agglomérations de Rennes, Nantes, Angers et Lorient, dans laquelle il apparaît que la logistique alimentaire est encore trop peu prise en compte dans les documents de planification des territoires. Les collectivités locales s’orientent désormais vers la relocalisation des approvisionnements. Intégrer les acteurs logistiques et les marchés de gros dans la réflexion sur les projets alimentaires territoriaux est une nécessité absolue.

Mikael Cadio, grossiste en viande et marée sur le MIN de Nantes, administrateur de Min Avenir qui rassemble l’ensemble des grossistes, évoque le regroupement de producteurs pour mettre en place des livraisons mutualisées sur la ville. Le MIN de Nantes possède aussi un carreau fort de 200 producteurs des bassins nantais et ligérien. L’association MIN Avenir, avec le MIN de Nantes s’inscrivent dans le programme alimentaire de Nantes Métropole, construit autour de trois engagements principaux : la limitation de l’impact environnemental, des produits locaux accessibles, la réduction du gaspillage.

Pascal Bolo, vice-président de Nantes Métropole, Président du MIN de Nantes, explique que le déménagement a créé de formidables opportunités pour le MIN et son pôle agroalimentaire qui va être en mesure de mieux répondre aux enjeux de qualité et de diversité des productions locales, de logistique et de développement durable. Pour satisfaire aux besoins de productions locales et saisonnières de la restauration collective, Guy Lagache et Benoit Delporte ont créé avec un 3ème grossiste du MIN de Lille, un GIE qui regroupent l’offre locale et durable de leurs différents catalogues. Ils regroupent ainsi une offre qui couvre les besoins de toutes les tailles d’établissements, avec des tarifs adaptés à chaque acteur et une logistique externalisée.

Eric Lepêcheur, Président de Restau’Co, réseau qui anime la restauration collective en gestion directe, insiste sur la nécessaire circulation de l’information entre les Marchés de gros qui proposent des produit locaux et les opérateurs de la restauration collective, qui ont besoin de savoir pour coller davantage à la saisonnalité et aux productions locales. Il rappelle au passage que le métier des grossistes, distributeurs, c’est aussi d’accompagner les agriculteurs vers des productions, locales, de proximité, dans des bassins de production.

Monique Limon, Députée de l’Isère, a mis en place un comité de suivi de la Loi EGalim dans sa circonscription, pour voir comment la loi s’applique, voir ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré dans toutes les thématiques abordées lors de cette journée, du bien-être animal à la restauration collective, les productions locales, le bio, la logistique…

Jean-Jacques Bolzan, président de la FMGF conclut cette journée nationale par un appel au sens pratique, à l’action, au savoir-faire des professionnels. Il rappelle qu’il faut parfois savoir lever les freins administratifs pour accéder à une production locale de qualité. Ainsi, à Toulouse, un regroupement d’éleveurs de veaux gascons a pu répondre et remporter un appel d’offre lancé par les cuisines centrales de la ville. Jean-Jacques Bolzan a rappelé l’importance du maillage territorial. Les élus doivent être en capacité de bousculer les habitudes administratives pour s’adapter au changement de modèle alimentaire souhaité par les citoyens. Cette même capacité d’adaptation doit être partagée par tous : agriculteurs, producteurs, grossistes, si on veut arriver aux objectifs du bien manger, produire local et de qualité, faire vivre l’agriculture locale. Jean-Jacques Bolzan s’est félicité que cette première journée ouvre de belles perspectives de travailler tous ensemble dans les régions.

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Pour une alimentation de proximité reconnue

Sous l’égide de Monsieur Didier GUILLAUME, Ministre de !’Agriculture et de I’Alimentation.

La CGAD

La Confédération  Générale de IAlimentation en Détail (CGAD) est l’organisation interprofessionnelle représentative des métiers de l’artisanat, du commerce alimentaire de proximité et de l’hôtellerie-restauration. La CGAD rassemble 16 Confédérations nationales de branche représentant les différents métiers de l’alimentation et de l’hôtellerie-restauration. Elle représente 385 000 entreprises, 1,2 millions d’actifs, 150 000 jeunes en formation parmi lesquels 75 000 apprentis et 103 milliards de chiffre d’affaires.

La CGI

La Confédération des Commerces de Gros et International est l’organisation interprofessionnelle représentative de l’ensemble des entreprises du commerce  de gros, composé à 95% de PME. Sur le segment du commerce de gros agricole et alimentaire, elle rassemble 13 fédérations sectorielles et représente 172 milliards d’euros de chiffre d’affaires et de 180 000 emplois.

Sur le marché de la restauration hors foyer, les entreprises du commerce de gros, présentes sur les Marchés de gros, ainsi que les Grossistes à service complet; assurent plus de 60% de l’approvisionnement, soit un chiffre d’affaires réalisé de 15,6 milliards d’ euros. Plus particulièrement su r le segment de la restauration collective, elles assurent plus de 80% de son approvisionnement.

La FMGF

La Fédération des Marchés de Gros de France regroupe 24 marchés de gros. Les entreprises présentes sur ces marchés sont les acteurs majeurs de l’approvisionnement de produits frais et du dynamisme du commerce de proximité, des restaurateurs et de la restauration collective. Avec plus de 5 millions de tonnes de produits frais commercialisés, ils approvisionnent quotidiennement 45 millions de consommateurs, génèrent 13 milliards de CA et 128 000 emplois. Ils comptent plus de 6800 opérateurs dont 4500 producteurs.

La FNSEA

Fondée en 1946, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles {FNSEA), premier syndicat agricole français, rassemble l’ensemble des productions de toutes les régions. Avec 31 associations spécialisées (céréales, lait, viandes, fruits et légumes, etc.) et plus de 212 000 adhérents, elle se bat pour accompagner les paysans Français dans leurs projets et trouver des solutions à leurs difficultés quelle que soit la taille de leur exploitation, leur mode de production, leurs signes de qualité ou circuits de commercialisation (circuits courts, restauration, exportation).

La FNSEA promeut l’innovation au service du quotidien, pour un développement durable de la Ferme France afin de répondre à tous les marchés et à tous les consommateurs. Le réseau FNSEA dynamise la vie locale, dialogue avec les citoyens et porte la voix des agriculteurs dans les instances européennes et internationales.

Les Jeunes Agriculteurs

Créé en 1957, Jeunes Agriculteurs est un syndicat professionnel agricole dont les responsables professionnels sont des agriculteurs âgés de moins de 35 ans. Union de syndicats régionaux à vocation générale, JA est organisé sur la base d’un regroupement géographique des adhérents; il représente toutes les régions agricoles et tous les secteurs de production agricole de France.

La mission formelle de JA est d’assurer le renouvellement des générations en agriculture et donc de représenter et de défendre les intérêts catégoriels des jeunes agriculteurs, principalement autour de la notion d’installation en agriculture, c’est­ à-dire des conditions d’accès au métier de ceux qui le choisissent et des perspectives de long terme permettant de réaliser des projets d’installation, viables économiquement, vivables socialement et transmissibles à l’avenir.

RESTAU’CO

RESTAU’CO est le réseau interprofessionnel de la restauration collective. Il valorise les métiers de la restauration collective en aidant les professionnels à optimiser leurs pratiques sur toutes les problématiques fondamentales de leurs métiers.

Animateur de tous les segments de la restauration collective en gestion directe (enseignement, santé, médico-social, travail, armées), RESTAU’CO rassemble 15 000 membres grâce à 11 associations et organisations professionnelles membres.

Le réseau représente la restauration collective en gestion directe soit 60% du secteur, des établissements qui produisent 3 milliards de repas par an.

Considérant que les partenariats entre les producteurs agricoles, les grossistes, les artisans, les commerçants alimentaires de proximité et les restaurateurs, contribuent à valoriser les produits agricoles et la diversité des terroirs français et reposent sur des relations commerciales équilibrées garantissant une rémunération équitable et transparente,

Considérant que les consommateurs recherchent une offre de produits différenciés s’inscrivant dans la proximit é, les terroirs et les savoir-faire,

Considérant que les marchés de gros (marchés d’intérêt national et autres marchés de gros) constituent un des supports, au travers des opérateurs économiques « grossistes » présents sur les Marchés, de mise sur le marché d’une grande diversité de produits alimentaires. La plateforme de marché de gros favorise le référencement d’une grande diversité de produits locaux, et les producteurs agricoles, les artisans, les commerçants alimentaires de proximité et les restaurateurs, travaillent en collaboration avec les marchés de gros.

Considérant que les Etats Généraux de I’ Alimentation ont confirmé l’importance pour les différents acteurs de travailler ensemble et en complémentarité,

Conviennent :

Sur la valorisation des produits et de la diversité des terroirs :

  • De valoriser une offre de produits, notamment segmentés, s’appuyant sur les terroirs, les savoir-faire et les territoires.
  • De travailler au sein des filières à une meilleure valorisation des produits agricoles français, locaux et/ou sous signe de qualité répondant aux besoins des entreprises des secteurs représentées par la CGAD et la CGI et à la demande des consommateurs  et des convi ves.
  • De travailler au sein des filières à une meilleure adaptation de la production agricole à la demande des professionnels des métiers de l’alimentation.
  • De promouvoir au sein des organisations régionales et départementales rattachées aux organisations signataires, les projets alimentaires territoriaux (PAT), et tout particulièrement ceux qui réunissent l’ensemble des acteurs: grossistes, producteurs agricoles, artisans, commerçants alimentaires de proximité et restaurateurs qui créent de la valeur partagée sur les territoires.
  • D’échanger sur les bonnes pratiques locales existantes réunissant des entreprises agricoles, des grossistes et des artisans, commerçants et restaurateurs en vue de valoriser les produits et les savoir-faire et de maintenir et favoriser le développement de l’économie locale et l’emploi.

 

Sur la restauration collective :

  • De coordonner leurs actions afin de permettre à leurs entreprises d’apporter une offre globale et de qualité pour la restauration collective en travaillant parallèlement sur l’éducation des convives à la diversité des produits, sur la réduction du gaspillage alimentaire, …..
  • De travailler sur une révision des recommandations faites aux acheteurs publics afin de permettre l’accessibilité des acteurs de la filière aux marchés publics et un approvisionnement adapté.

 

Sur la formation :

  • D’intégrer la question de la diversité des approvisionnements et connaissance des filières dans les référentiels de formation des acheteurs publics afin d’enrichir les compétences.
  • De compléter les dispositions existantes dans les référentiels de formation initiale par des dispositions transverses aux différents diplômes et relatives aux différents modes d’achats: sélection des matières premières locales, approvisionnement local, ...

 

Sur le développement durable :

  • De relayer auprès des entreprises et établissements les outils mis en place par les organisations professionnelles sur la lutte contre les pertes et gaspillage alimentaires.
  • De faire la promotion d’une agriculture et d’une alimentation durables et d’inciter les entreprises à s’engager dans cette voie.
  • De travailler ensemble afin de développer des solutions en matière de logistique ayant moins d’impact sur l’environnement.

 

Sur les questions de gouvernance :

  • De participer activement au sein des interprofessions aux plans de filière, via les confédérations nationales de branche adhérentes.
  • De revoir la gouvernance des projets alimentaires territoriaux (PAT) afin que chaque acteur de la filière puisse jouer son rôle de valorisation des produits.
  • De renforcer le dialogue entre nos organisations afin de construire des partenariats durables.

 

Les signataires :

CGAD
Président
Jöel MAUVIGNEY

CGI
Président
Philippe BARBIER

FMGF
Président
Jean-Jacques BOLZAN

FNSEA
Présidente
Christiane LAMBERT

Jeunes Agriculteurs
Président
Jérémy DECERLE

Restau’Co
Président
Eric LEPECHEUR